13.9.07

Movin' to the country, gonna eat a lot of peaches...


Grungy ! Et non, comme vous le savez surement Kurt et sa bande n'étaient pas les seuls à faire du grunge, loin s'en faut. Ce genre musical du début des années 90 englobe en fait tout ce qui ressemblait à du rock énergique, et dont les textes symbolisaient la morosité des jeunes américains en cette fin de deuxième millénaire.
Mais parmi les rockeurs énergiques de l'époque, certains ont réussi à se frayer un chemin jusqu'aux années 2000 ( ceux dont je parle ont sorti leur dernier album, Love Everybody, en 2005) sûrement grâce à leur loufoquerie et leur esprit fun éléctrique ! Vous les avez reconnus, je les ressors du grenier pour vous, il s'agit bien évidemment des Presidents of the United States Of America !
En 1995, en pleine époque post-grunge, trois jeunes musiciens complètement déjantés débarquent avec un album survolté qui va réveiller tous les gamins dépressifs d'Outre-Atlantique, endormis dans leur garage à essayer de recracher trois pauvres accords de Nirvana. Bam ! L'hymne planétaire Lump débarque dans les chaumières et fait dresser les cheveux des parents de ces petits jeunes qui retrouvent peu à peu leurs couleurs. La chanson leur donne le choix, soit ils viennent se bouger avec le groupe et sauter dans tous les sens, soit ils restent "lump" et ils font leurs grosses feignasses comme une des groupies de P.U.S.A. dont le chanteur Chris Barrew , se demande si elle n'est pas morte maintenant (she's lump, she's lump, she might be dead) depuis qu'elle ne tourne plus avec eux pour faire la fête.
Voilà donc un hymne au "partying" qui n'a pas pris une ride depuis... à peine douze ans qu'il tourne sur toutes les radios du monde. Leur album éponyme dont Lump est issu est un savant mélange de ballades absurdes et de rock sauvage, un régal.
Et tout ça avec une guitare à trois cordes et une basse à deux cordes ! Chaud devant !
Celle au saumon, ma préférée, Dune Buggy :



Un saumon avec son coulis de pêche, je n'ai pas pu résister !


12.9.07

Dessine moi une slide - Chapitre un

Aujourd'hui dans Dessine moi une slide, petite suite de chapitres dont l'objet est de vous faire découvrir le monde du slide, parlons un peu des guitares à résonateurs. Mais en premier, partons du début et posons nous les vraies questions : "slide" ça veut dire quoi ?
Slider (prononcez "slailleder"), c'est un peu comme rider (prononcez "railleder") dans l'univers de la rue. Il y a les gens qui marchent et puis il y a ceux qui rident avec des rollers, des skates enfin n'importe quoi à partir du moment où ça glisse sur le bitume. Et bien en fait, pour les guitares c'est pareil, il y a ceux qui jouent normalement, et il y a ceux qui slident. Mais ça ne fait pas d'eux des gens plus cools pour autant (en fait il y a le bon guitariste et le mauvais guitariste...).
Pour jouer de la slide il faut soit un bottleneck (qui ressemble à s'y méprendre à un goulot de bouteille) , soit un tone bar, objet un peu différent , plein et de forme trapézoïdale, si l'on peut s'exprimer ainsi. On peut même utiliser une cuillère qu'on tient dans sa bouche. Mais là, il faut être sacrément balaise !
La preuve en images animées et avec du son, s'il vous plaît :



Pour le coup, slider semble vraiment être un monde parallèle...Mais qu'est-ce donc qu'une guitare pour faire du slide ?
En fait en théorie n'importe quelle guitare peut être utilisée à ces fins pourvu qu'on réhausse les cordes. Sans rentrer dans les détails, on a tendance à appuyer plus sur les cordes au mauvais endroit, ces dernières vont donc frotter le manche. Malgré tout, certaines guitares sont faites exclusivement pour slider (il vous énerve hein ce mot ?). Voici donc une bonne transition, car les guitares à résonateurs n'en font pas partie...effectivement, on peut jouer normalement dessus tout comme on peut y faire glisser un objet métallique quelconque.
Les résonateurs, comme on les appelle, sont donc des grattes tout à fait normales à ceci près qu'on a rajouté dans la caisse, un cône métallique, qui va amplifier naturellement le son, et faire
ce bruit si particulier qui fait qu'on à l'impression que ça résonne là-dessous !
En gros, il y a trois façons de fabriquer une guitare à résonateurs.
On utilise un cône avec une sorte de grille dessus (système spider comme une toile d'araignée, spécialité des Dobro), ou alors on insère trois cônes dans la caisse (système tricone...spécialité des National) ou encore on n'utilise qu'un cône qu'on retourne, face concave vers la rosace (le gros trou dans la caisse), le système biscuit (deuxième spécialité des National).


          Système biscuit          Système spider          Système tricone


Voilà donc un instrument inventé à la fin des années vingt par un certain Beauchamp et l'un des frères Dopeyra (les Do' Bro' comme on les appelait à l'époque, si, si, j'y étais !), avec un son très particulier qui donne chaud au coeur et qui gagne à être connu !
Je vous laisse deviner le modèle en photo, et celui en vidéo.
Vous aurez bien sûr reconnu ce cher Eric Clapton...



11.9.07

Words of wisdom all around, but no one ever seems to listen.


C'est fou comme le monde est petit des fois.
Jack Johnson était près de Brooklyn, il y a 6 ans, de passage chez des amis. Ses "buddies" jouaient au base-ball, ce jeudi après-midi, pendant qu'il faisait du skate avec des gamins, surfant sur les trottoirs (drawing waves on the pavement), comme il sait si bien le faire chez lui, sur les plus grandes vagues du monde. Tous les acteurs de cette scène aperçurent alors des ombres d'avions sur la chaussée ...(shadows of the planes on the pavement). Il était un peu avant 9h.
Dans cette chanson, Jack Johnson joue à "où étiez vous quand ça s'est passé" pour nous offrir une réflexion profonde sur notre monde actuel. Cet événement (et quel évènement...) auquel il a assisté aux premières loges, le fait réfléchir sur la condition humaine et sur le sens que chacun veut donner à sa vie. Il nous interroge à travers ses paroles sur les raisons pour lesquelles l'homme a oublié qu'être né humain est un privilège. Les gens ne creusent pas assez pour savoir pourquoi ils sont là, ensemble. Il se désole qu'ils pensent plus à ce qu'ils seront après la mort, et à vivre en prévision de l'au-dèla, qu'à partager les moments qu'ils passent sur cette Terre (instead they're looking up towards the heavens, with their eyes on the heavens, the shadows on the way to the heavens).
Toutes les chansons sur le 11 septembre ou sur des tragédies humaines en général, insistent plus sur le côté inéluctable de la chose, en disant : voilà, c'est horrible, l'homme est comme ça. La force de Jack est là. Il nous décrit magnifiquement le drame dans son premier couplet et finalement nous explique pourquoi et comment et ce qu'il faut en tirer, en vrai philosophe. Well, how could we have known? I'll tell you its not so hard to tell. If you keep adding stones soon the water will be lost in the well...
C'est du Jack Johnson dans ce qu'il sait faire de meilleur. A la place de s'asseoir avec sa guitare et de nous dire "pauvre de nous" il préfère nous adresser un message d'espoir. Changeons nos habitudes et faisons en sorte que ça ne se reproduise plus. Prenons le temps de vivre au lieu de faire des plans sur la comète (they're talking about their plans on the paper building up from the pavement). Une bonne leçon de vie en somme, chantée et jouée au rythme des rouleaux hawaïens : magnifiques et grandioses avec une force incroyable.

10.9.07

Just like the water...


10 mars 2002, New York City.
Le printemps revenait doucement sur la Grosse Pomme en ce joli mois de mars, après un hiver qu'elle n'était pas prête d'oublier. Ils étaients quelques chanceux à avoir obtenu un billet, amassés au bord de la scène avec une proximité qui rappelle celle du public passionné des grands stades anglais.
Ce soir là, les guitares étaient débranchées et les micros allumés, comme le veut désormais la coutume de cette sacro-sainte émission. Le décor était planté et pouvait désormais faire place à un ange. Un ange qui prit la forme d'une jeune femme s'avançant doucement sur le devant de la scène, sa guitare classique en main.
Je me suis toujours demandé pourquoi jouer avec une guitare classique pendant une session "unplugged" et perdre ce son chaud et ces claquements de cordes que nous donne une guitare folk. Sûrement que les cordes en nylon d'une classique sont plus légères et produisent des notes plus brèves, la pesanteur ne fait plus effet sur elles. Elles sortent directement d'une boîte à musique, cette même boîte qui jouait les sonorités de notre enfance, la musique des souvenirs, vous savez cette suite de petits cliquetis très doux.
Ce soir là, l'ambiance s'y prêtait magnifiquement, l'instrument était bien choisi. En effet, quoi de mieux approprié pour une femme qui venait nous ouvrir son coeur ? Cette jeune native de South-Orange, dans le New Jersey, était présente pour un long moment d'émotion, pour briser son image et montrer toute l'étendue de son talent. Certes elle n'avait plus rien à prouver, ayant eu beaucoup de succès avec son groupe, puis en solitaire, arrivant toujours à grimper à l'étage supérieure, en se remettant sans cesse en question. Mais son image R'n'B, médiatisée, la suivait à la trace. On attendait l'album retravaillé par les plus grands producteurs du métier, des featuring à n'en plus finir, un single qui explose les sommets des charts, une promo béton...
Quand Lauryn Hill est entrée dans les studios de MTV ce soir là, elle avait juste quelques histoires à nous conter, sans prétention aucune. Elle voulait nous parler des dangers du show-business, nous parler de ses quatres enfants, de sa vision du monde. Nous raconter sa vie, ses émotions, calmement, sur quelques notes, quelques accords, sa musique coulant doucement, réchauffée par sa voix embrumée. Avec sincérité, sans artifices. Une fois cette belle histoire chantée du bout des lèvres, elle remercierait son audience, au bord des larmes.
A croire qu'un bon samaritain allait exaucer ses voeux et livrer son coeur au monde entier. Et en revivant cette soirée, quelque soit le support, image, audio ou vidéo, on se dit qu'on aurait tellement voulu être là ce soir, pour profiter de la fraîcheur de ce ruisseau d'eau douce, perdu au beau milieu de la jungle urbaine.


9.9.07

Love carved sorry in his face...

Bon, soyons sérieux, je ne peux pas continuer à faire des articles sur les grands musiciens de ce monde et ne pas parler de Mister Ben Harper. Certes, certains diront que j'ai déjà tout dit sur ce sujet, et qu'ils ont déjà tout entendu de ma bouche, alors permettez moi de persister, et de signer.
Curieusement (peut être que c'est l'artiste qui veut ça), quand on aime le personnage et sa musique, on ne peut pas s'empêcher d'en parler et d'en reparler, je ne suis pas le seul sur cette Terre atteint de cette maladie qu'on pourrait appeler la benharperite aïgue (heureusement d'ailleurs, je commençais à me faire du soucis !). Je pourrais tenir plusieurs sites à jour rien que sur sa manière de jouer, mais tel n'est pas l'objectif d'Une Oreille à la Fois. Appelons ça un gros coup de coeur, alors.
A vrai dire, je commence à savoir exactement ce qui me fait tant aimer ses enchaînements de notes, je vais donc essayer de le transcrire.
Parce qu'en fait, qu'est-ce qui fait qu'on aime ou non un artiste ? Rien, si ce n'est qu'il nous raconte une histoire qui nous touche ou à laquelle on peut s'identifier, ou même juste qu'il répond à un état d'esprit dans lequel nous sommes quand nous écoutons ses chansons. Ou encore, en amateur de musique (et surtout en tant que professionnel), vous sentez qu'il joue les bonnes notes au bon moment avec une technique vocale ou instrumentale très élevée, tout en gardant une touche de créativité et une simplicité à toute épreuve. Et bien, quand vous arrivez à réunir toutes ces conditions pour un seul artiste, vous avez toucher le gros lot.
Je sais bien que certains diront "oui mais moi, je ne suis jamais fan de...", mais il ne s'agit pas de ça, il s'agit d'une passion. Votre passion, ce n'est pas la musique, c'est tout. Certains trouvent leur passion dans la pêche, d'autres dans la mécanique, et moi c'est dans la musique de Ben Harper. Parce que tout simplement, il est créatif, engagé, sa musique laisse une impression de sérénité, il a foi en ce qu'il fait, et il peut jouer un solo de 10 minutes à la slide, et enchaîner avec une chanson sur trois accords.
N'importe quel guitariste débutant peut jouer en une ou deux heures, Walk Away, Another Lonely Day, Forever et Waiting on an Angel, il suffit de connaître les accords de DO, de SOL, et de LA mineur (à vos grattes !). John Lee Hooker, le bouddha du blues comme il l'appelle, lui donna à leur première rencontre, ce conseil précieux : "Si tu veux vraiment devenir un grand guitariste, prends toutes les notes que tu sais jouer et n'utilise que la moitié d'entre elles...A partir de là, on commence à aller quelque part."
Sa manière de jouer avec une grande simplicité et une fervante implication en est presque céleste. Sa musique ne lui appartient même plus, il transmet désormais un héritage, comme en témoigne ses tatouages maoris.
Ben Harper est une vraie machine à voyager dans le temps. Il nous fait naviguer tranquillement sur les grands courants de la musique afro-américaine, pour nous en faire partager les plus beaux morceaux, sans les dénaturer.Il a rencontré les plus grands bluesmen et les plus grands chanteurs de gospel. Il sait jouer du funk autant qu'il sait chanter de la soul. Il prépare un album de reggae avec les Wailers. Son improvisation à la weissenborn rappelle les éclairs de génie du Voodoo Child, Jimi Hendrix. Sa musique est une encyclopédie, on y trouve à chaque fois ce qu'on y cherche, il a réussi à réunir toutes les musiques pour en faire une, la sienne.
Quand j'écoute un album de Ben Harper, j'ai l'impression d'être autour d'un feu, au bout du monde (tiens ça me rappelle quelquechose...) à côté d'un vieil homme (qui n'a que 38 ans !) avec sa canne qui me raconte l'Histoire, à qui je réponds : "Alors c'était comme ça avant...".
Voilà pourquoi, adorant l'histoire et la musique, j'ai naturellement écouté la sienne. De là à en être "fan", il n'y a qu'un pas que je franchis volontiers.

Ben Harper, à propos de The Woman In You : "Style Led Zeppelin avec un riff de Curtis Mayfield et une finale à la Hendrix. J'ai utilisé une Strato de 1957 pour l'intro; elle me permet de réaliser ce genre de gimmicks hendrixiens. J'ai travaillé ma voix pour reproduire une conversation entre un homme et une femme, c'est un vieux truc de bluesman qu'employait Robert Johnson"

8.9.07

C'est du roots man, du roots qu'il nous faut...


En ce début de troisième millénaire, on est en droit de se poser quelques questions sur la tournure musicale que prennent les événements. Je m'explique : sommes nous condamnés à une académie des non-talents et à des musiques amputées de deux ou trois couplets quand elles passent à la radio ? Où sont donc passés nos saltimbanques et nos gentils menestrels ?
Après avoir farfouillé dans mes albums (pas sur mon disque, hein, mes albums), j'ai retrouvé un groupe qui a tenté (et réussi avec brio) de faire le lien entre toutes ces époques, à mi-chemin entre le XVe et le XXIe siècle. Non, non, pas besoin de faire le calcul, ces joyeux lurons sont bien nos contemporains et ils n'ont rien à voir avec le XVIIIe.
Ce duo musical, venu tout droit du quartier Arnaud-Bernard, lieu de vie énergique du folklore toulousain, se fait connaître dès 1992 sous le nom de Fabulous Trobadors. Ils débarquent donc avec leur album, Era Pas de faire, soucieux de faire tomber les frontières entre les genres, les individus et les religions. Portée par un dénommé Claude Sicre passionné de blues rural américain (comme Robert Johnson par exemple, je dis ça...je dis ça !) et par Ange B un amoureux du rap, cette musique est un mélange de beaucoup de choses. Un peu de hip-hop, un soupçon de riddims Jamaïcains, une grosse dose de percus, le tout recouvert par un coulis d'occitan. On pourrait appeler cette délicieuse recette musicale, le "rapatois".
Le groupe se base sur ses racines, la musique du Pays d'Oc, transmis de bouche à oreille depuis le Moyen-Age par les musiciens de la rue et les grands-mères, pour se livrer à des joutes poétiques sur fond de tambourins, issus des embaladores, chanteurs-improvisateurs du Nordeste brésilien friands de l'instrument qu'ils utilisent pour leur rythmique.
Cette musique est un voyage, qui nous prend en stop du côté de la Ville Rose, pour nous emmener jusqu'au Brésil en survolant le monde entier. Avec sa fraîcheur et son côté engagé aigre-doux, on achèterait facilement un aller simple pour la musique pétillante de ces fabuleux troubadours.
Allez celle là c'est cadeau, issue du dernier album, sorti il y a déjà 4 ans...



7.9.07

Tranquille in the name of !

Rage ! Rage ! Rage ! Voilà déjà 7 ans que les grondements annonçant The Battle Of Paris ont cessé de résonner à la Villette. Zach avait alors tout plaqué pour retourner au pays jouer de la mandoline (et ca respire la vie...il a l'air tellement heureux), ses trois musiciens se retrouvant alors orphelins après avoir malmené les gouvernements du monde autant que les salles dans lesquelles ils ont joué. Décidés à rebondir, ces derniers ne tardèrent pas à drafter Mr Black Hole Sun, pour enregistrer une série d'albums qui, pour le bonheur des inconditionnels, n'a compté que deux oeuvres certes pas catastrophiques mais pas non plus exceptionnelles. En effet, le son Rage était là, les hélicoptères de Tom Morello étant toujours en vol comme peut en témoigner le très bon Cochise...
Oui mais voilà, les Rage avec un autre chanteur que Zach, c'est un peu comme si on remplaçait la Tour Eiffel par...non ok, on ne peut pas remplacer la Tour Eiffel, mauvais exemple. Et bien c'est exactement pareil avec le quatuor de La Cité des Anges. Le groupe avait perdu ses convictions, et sa force de percussion. Comme si on participait à une manifestation, mais devant la télé. C'en était trop pour ce diplômé en sciences poltiques à Harvard. Ou plûtot pas assez, en fait. Déjà bien engagé pour un monde meilleur avec son ami Serj Tankian , où il avait d'ailleurs ramené un Chris Cornell plûtot motivé à participer à un set de Axis Of Justice, Mr Tom Morello avait besoin de plus d'action, un challenge de plus pour dénoncer toutes les exactions contre les populations dont il est le triste spectateur (comme nous d'ailleurs, jetez un coup d'oeil dehors vous verrez bien).
Il prit donc sa guitare à deux mains, la posa, et en acheta une plus petite qui sonne beaucoup moins électrique. Concept inconcevable, Tom avec une classique, et qui chante en plus.
Et bien agréable surprise les enfants, c'est neuf et ça sonne bien tout en rappelant de grands monuments comme Bob Dylan et Johnny Cash ("mais oui c'est ça et la marmotte c'est Tom Morello"). Ca a beau être beaucoup plus calme niveau son que Rage Against The Machine, on sent la même conviction, la même passion. Dès la première écoute, on a envie de faire la révolution dans son salon. A la deuxième, on est prêt à descendre dans la rue.
En changeant d'identité l'espace d'une carrière solo, The Nightwatchman réussit avec génie à baisser un peu le son pour que son message touche une plus grande partie du monde.
Ça et Zach qui a retouché un peu le micro à Coachella et bientôt à Vegas, on se régale. Et il se murmure que Mr De La Rocha aurait repris la plume avec comme échéance janvier 2008 et les élections américaines. Il était temps. Avec deux mandats d'absence (et pas des moindres, s'il vous plaît) , il doit en avoir des choses à dire !
Son compère, lui, n'a pas attendu pour crier haro...